Communiqué de presse l’opposition politique nigérienne suite aux éventements du 15 mars 2020 du cadre de concertation et d’actions citoyennes de la société civile indépendante.

Communiqué de presse l’opposition politique nigérienne suite aux éventements du 15 mars 2020 du cadre de concertation et d’actions citoyennes de la société civile indépendante.

Communiqué de presse de l’opposition politique nigérienne !
“Le dimanche 15 mars 2020, le Cadre de Concertation et d’Actions Citoyennes de la Société Civile indépendante, conformément à la déclaration de manifestation introduite auprès des autorités municipales, a entrepris d’animer un meeting à la Place de la Concertation.

Dans aucun cas la déclaration de manifestation introduite par la société civile n’a fait l’objet d’une interdiction formelle. Par un simple communiqué, des libertés fondamentales, notamment celles de réunion, de manifestation, d’opinion sont suspendues ; les libertés d’aller et venir sont réduites si non interdites.
La manifestation pacifique du dimanche a fait l’objet d’une répression sauvage. Le comportement des forces de l’ordre, émanant d’un ordre manifestement illégal a été d’une violence inouïe, débordant ainsi pour atteindre des paisibles citoyens vacant à leurs activités entraînant malheureusement mort d’hommes et de nombreux dégâts matériels.
A cette occasion l’Opposition politique nigérienne présente ses condoléances les plus attristées aux familles et aux proches des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
L’Opposition politique nigérienne ne saurait accepter que les libertés fondamentales soient confisquées pour le besoin de la protection d’auteurs d’actes criminels.
Elle n’acceptera point que les auteurs d’actes de détournement concernés par l’audit du ministère de la défense nationale échappent à la justice.
L’opposition politique nigérienne :

1. fustige le comportement du Chef de l’État et de son gouvernement dans leur tentative de banalisation d’une affaire extrêmement grave ;

2. dénonce l’attitude irresponsable du ministre de l’intérieur, Bazoum Mohamed, qui sans compatir aux douleurs des compatriotes qui ont perdu tous biens au marché de Tagabati, et sans enquête préalable s’est permis de désigner des coupables ;

3. rappelle aux responsables des forces de défense et de sécurité que l’exécution d’un ordre manifestement illégal les expose, tôt ou tard, aux sanctions prévues par la loi ;

4. exige la libération sans condition de toutes les personnes interpellées suite aux manifestations pacifiques du 15 mars 2020 ; manifestations qui du reste n’ont jamais été interdites.

En tout état de cause l’opposition politique nigérienne tient pour seuls et uniques responsables de cette situation Issoufou Mahamadou et son gouvernement qui répondront le moment venu devant l’histoire.
Enfin l’Opposition politique nigérienne appelle ses militantes et ses militants, sympathisantes et sympathisants et tous les nigériens épris de paix et de justice à une résistance citoyenne pour la défense de la République, de la démocratie et de la justice.


Fait à Niamey, le 17 mars 2020
Pour les Fronts de l’Opposition politique nigérienne :

– Front pour la Démocratie et la République (FDR)
– Front de l’Opposition Indépendante (FOI)
– Front Patriotique (FP)
– Front pour la Restauration de la Démocratie Et la Défense de la République (FRDDR)

Le président du FRDDR
AMADOU DJIBO ALI